Au Hasard Balthazar !

« Au hasard Balthazar ! », voilà une belle devise pour les puissants seigneurs des Baux ! Ceux-ci disaient descendre du fameux roi mage du même nom qui serait venu faire une visite des lieux et y avoir tout un tas de petits Balthazar ! Leur symbole ? L’étoile blanche sur fond rouge, qu’ils portaient  sur leurs armes, celle là même qu’on retrouve au château actuellement.
Certes, le château est en ruine mais il y a de quoi  : on parle de lui dès 975 dans les papiers d’époque. Heureusement qu’ils sont sacrements fortiches à la communication et à l’évènementiel pour nous proposer des activités excellentes pour  se projeter dans le lieu.

A savoir, ce chateau est « gravé dans la roche », en d’autres termes, c’est un château fort troglodyte, qui domine le village et qui a vu sur les Alpilles.  Le village vaut aussi son petit pesant de cacahuètes pour quiconque aime  les magasins de sucreries, de rillettes en tout genre ou bien sur d’huile d’olive. L’ambiance est joyeuse, les commerçants très sympas ; souvenir de la tenancière d’un bar – snack qui redonne la pièce de 1euro à un enfant pour qu’il puisse s’acheter des bonbons à la boulangerie, trop chou !

Je n’oublierai pas non plus  la productrice  d’un grand cru d’huile d’olive AOP « la Fabresse », un long moment de discussion avec elle sur cette production familiale. Une vraie histoire de partage de savoirs et de valorisation des acteurs économiques locaux : par exemple, les bouteilles d’huiles étant imprimées par l’ESAT du coin.  Après la dégustation des trois huiles d’olive,  nous craquons pour celle qui nous fait penser à la tapenade.

Il y avait aussi dans cette boutique des savons d’une marque méconnue pour ma part  » Le Fer à Cheval ». On apprendra qu’il s’agit de la plus ancienne savonnerie de Marseille (1856), et qui a été rachetée in extremis par trois garçons, l’entreprise étant alors au bord du gouffre . Bravo à eux, car nous étions conquises et par le produit, et par l’emballage écolo en kraft, et même par les petits sacs de lin, que nous avons achetés pour la plus grande surprise de la commerçante  !

Fin des emplettes et début de visite du château, première surprise : le mistral. Purée que ça souffle. Il n’y a pas intérêt à laisser trainer ses lunettes de soleil sur le crâne, trop tard, elles sont déja par terre.  A l’entrée, nous sommes prévenues : il y a beaucoup d’activités toute la journée sur le site, il suffit de regarder le lieu et l’horaire et nous serons servis.

Nous commençons avec une « histoire contée » par un troubadour en costume d’époque. Les rires sont là, le public est conquis par son récit. Nous marchons ici et là dans les ruines : chambre, vestibule, cuisine… il ne reste plus rien, sauf quelques détails qui nous sont expliqués via l’audioguide.

Prise d’une envie de hauteur, je grimpe le plus que je peux en faisant attention de ne pas tomber. macopinequiapeurduvide ne suit plus, elle est  toute petite petite vue d’en haut !!

La vue est canon : olivier, champs de lavande, vignes , le nature est reine autour du chateau ! Nous rencontrons des artisans : potier, forgeron, sculpteur, qui ont des petites échoppes au coeur du chateau. C’est aussi possible de s’essayer au tir à l’arc. Moi j’attends 16H pour avoir un test grandeur nature d’une arme de l’époque : le trébuchet.

A l’heure dite, deux hommes rassemblent les troupes et ont besoin de 10 hommes forts. Je lève la main, égalité oblige ! Nous voilà donc entrain de remonter le temps à user de nos forces pour tendre la corde un maximum. La preuve en photo et vidéo !

J’ai gardé le meilleur pour la fin, une expo grandeur nature de Philippe Haas, artiste américain : « Les Quatre Saisons », des sculptures en fibre de verre qui sont une ré-interprétation des têtes composées d’Arcimboldo. Cette expo est vraiment en harmonie avec le lieu, j’ai adoré !

Belle visite à vous dans ce bel endroit et un grand MERCI à Elodie pour ce beau cadeau !

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