A la découverte des backwaters

Voilà je suis arrivée en Inde. Quelle drôle d’idée. Après les montagnes et les campagnes birmanes où il n’y avait personne, me voilà débarquée dans le sud du pays à Bengalore et ses quatre, QUATRE millions d’habitants. Tu te rends compte ?

Imagine juste des klaxons en continu, de la pollution visuelle et atmosphérique et des gens partout. Il va donc falloir vite changer cette première impression. Un point est tout de suite positif entre l’Inde et moi : la nourriture.  En France je la place en troisième position après la Française (la chauvine), l’italienne ( je ne veux pas d’ennuis avec nos copains les italiens), et PAF l’indienne. Je teste des plats au hasard et tente bien sur le cheese nan. C’est encore meilleur ici évidemment.

Je suis partie très vite de Bengalore pour la Venise de l’Inde  : la région du Kerala avec la ville de Cochin ou Kochi, comme on veut, tout est question de positionnement ! Pareil pour beaucoup de villes en Asie, Courrier International a publié un article sur Mumbai ou Bombay tout pile à ce sujet quand j’y étais ! Choisissez votre camp !
Kochi c’est 600 000 habitants et surtout il y a la mer. Il y fait très chaud et humide, je retrouve mes copains les moustiques.

A Kochi on pêche avec des « filets chinois ». J’ai tenté l’expérience. On a ramassé des petits poissons et…beaucoup de détritus. Moi qui voulait manger un peu de poisson, non. Non merci. La ville est quant à elle très sympathique, ses rues sentent les épices, les échoppes ont cette couleur jaune qui rappelle le Portugal, les habitants vendent dans la rue. C’est très agréable de s’y balader et de s’imprégner de cette ambiance. La marche en bord de mer permet, elle, de profiter de la brise mais je dois dire que les détritus sont partout…

C’est bientôt la Saint Valentin, je me balade avec un couple,  amourfêteromantisme oblige, c’est le jour qu’on choisi pour partir à la découverte des backwaters. Ce que l’on souhaite : passer la nuit sur un bateau typique de cette région et découvrir les lagunes naturelles et celles creusées par l’homme et qui servent surtout à transporter des marchandises. Le tout avec des villages au bord de l’eau.

Sauf que.

Sauf qu’on a réservé avec une agence à Allapey pour avoir notre propre bateau à deux chambres à un prix raisonnable mais le directeur est décédé tout pile aujourd’hui, le 14 février. Annulation de toutes les réservations. Le malheur des uns…fait la richesse des autres. Augmentation nette de 30% des tarifs des autres bateaux. On nous dit partout que c’est complet. Mais comme d’habitude, c’est une fois sur place que tu peux enfin vérifier. Non ce n’est pas complet, c’est plus cher mais nous sommes trois et on commence à savoir négocier : un sourire, deux-trois blagues et le montant change vite fait. On baisse le prix, pas tout à fait comme on voulait mais on part dans la demie-heure qui suit, on file acheter quelques bières et c’est parti pour l’aventure.

C’est tout gentillet comme aventure. On se fait servir à manger et c’est succulent, on se balade sur une eau calme, c’est effectivement très joli et en fin de journée on part faire un peu de kayak pour aller à la découverte des villages. C’est là que la magie opère vraiment. Comment vit-on sur ces lagunes ? Qu’est-ce qu’on y fait ? La vie au bord de l’eau c’est quelque chose. On y fait tout dedans : on se lave au coucher du soleil, on y fait la vaisselle, on y lave le linge, on vend des produits à bord de son bateau on fait la navette entre deux rives. Je me régale.

On aura aussi l’occasion de rencontre la famille du capitaine, il est très fier de nous montrer que ses enfants parlent bien anglais. Le sujet typique pour entamer la conversation ? Le cricket. Je n’y connais rien du tout. En revanche Saul avec qui je me balade est australien, il est donc fan absolu de ce sport et c’est grâce à ça que toutes les conversations arrivent avec facilité. Quelle est ton équipe préférée ? Quel match as tu vu ? etc… Moi je ne peux parler que de cheese nan….

La visite des backwaters dans la région du Kerala est très prisée des touristes. C’est effectivement très reposant pour quiconque arrive d’une grande ville. Les houseboat (maison-bateau) sont d’un charme fou si et seulement si vous choisissez un petit bateau et que vous commencez à parler un peu avec l’équipage.

L’aventure continue en Inde, prochaine étape :  Bombay !

Des poutous

dUh

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Le pêcheur de la Saint Valentin
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Le filet chinois
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Léger coup de main !
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Les poissons sont à vendre au pied des filets et peuvent être cuisinés sur place
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Au bord de l’eau à Kochi
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House boat à Allapey
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La vie sur les lagunes
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Bateau de qualité
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Notre bateau : Paradise !
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Naviguer au pied de la végétation
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Dans le kayak, visiblement, il y en a une qui ne pagaie pas beaucoup…
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J’ai adoré ce passage, on arrive dans le village
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Barquette
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TEAM SELFIE
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Couleurs magiques
On lave la vaisselle !
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AH COUCOU
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L’art d’essayer – Merci au capitaine de m’avoir fait confiance trois minutes
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On rentre à la maison
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Le ferry local
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Le meilleur Thali du monde !
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Peint à la main dans les rues de Kochi
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Endroit paisible à Kochi
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Du Chili et du chili
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Echoppe de vend-tout
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Rue de Kochi
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L’échoppe associative où les femmes sont de très très bonnes vendeuses…
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Association de femmes vendant des épices
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LE CAPITAINE
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Des épices des épices et des épices